La Puissance Révélée : L’Impact du Savoir-Être du Coach et du Leader
Du « Savoir-Faire » au « Savoir-Être » : La Clé de Votre Influence
Le mot « être » vient du latin populaire « essere », signifiant « se trouver ». Et si la véritable force du coaching et du leadership ne résidait pas seulement dans ce que l’on fait, mais dans qui l’on est profondément ?
En tant que coach de vie à Saint-Étienne, Pascal Provot, je rencontre quotidiennement des individus et des dirigeants qui aspirent à transformer leur impact. Vous êtes à la recherche d’un coach à Saint-Étienne qui fait la différence, celui que l’on recommande sans hésiter ? Vous visez à devenir le leader inspirant qui marque les esprits et fait avancer les équipes, loin des feux de la notoriété superficielle ?
Si votre ambition est de faire une réelle différence, vous êtes au bon endroit. Nous allons explorer ensemble 12 postures fondamentales qui sont la quintessence d’un accompagnement et d’un leadership exceptionnels. Elles peuvent vous sembler évidentes, voire logiques, mais leur maîtrise est la pierre angulaire de votre succès.
Nos 3 Objectifs avec ce Partage Incontournable :
- Dévoiler des Comportements Essentiels : Identifier les ressources et les actions concrètes à mobiliser pour votre épanouissement, que vous soyez leader, coach, thérapeute, ou simplement dans votre quotidien.
- Cultiver Votre Dimension Personnelle : Approfondir votre compréhension de vous-même et de votre impact, en allant au-delà des techniques.
- Prioriser le « Comment Être » sur le « Comment Faire » : Apprendre à incarner une présence, une intégrité et une influence qui transcende les simples compétences.
Le Savoir-Être : La Véritable Grandeur
Face aux défis de la vie, nous avons souvent été conditionnés à nous demander « Comment faire ? ». Mais que se passe-t-il lorsque la solution ne réside pas dans une action, mais dans une attitude ? Ce shift, du « faire » à l' »être », n’est pas naturel pour la plupart.
Dès les bancs de l’école et tout au long de nos formations professionnelles, l’accent est généralement mis sur l’acquisition de compétences techniques. Pourtant, dès que nous abordons des apprentissages plus complexes – ceux qui touchent à la relation humaine, à la gestion de soi, ou à l’influence – l’application exclusive du « savoir-faire » révèle rapidement ses limites.
Le savoir-être est ce qui distingue un simple « faiseur de coaching » d’un véritable coach qui incarne sa mission. C’est la nuance entre un apprenti et un maître, entre un technicien et un véritable artiste. Quels que soient les outils que vous utilisez, les diplômes que vous avez accumulés, ou les techniques que vous maîtrisez : sans une posture authentique, sans cette grandeur d’âme, toute pratique reste creuse, vide de sens, tel une coquille sans perle.
Pour moi, un excellent coach, un leader impactant, est avant tout quelqu’un dont la droiture et la posture sont inébranlables.
Les Trois Piliers du Savoir-Être du Coach et du Leader
1. Incarner le « Comment Être » avant le « Comment Faire »
Dans l’univers du coaching et du leadership, nombreux sont ceux qui sont obsédés par l’accumulation et l’affichage de leurs outils, de leurs diplômes et de leurs certifications. Il est compréhensible de vouloir justifier sa légitimité, mais cette quête effrénée de compétences techniques masque parfois une réalité plus profonde : Qu’en est-il de l’humain derrière ces outils ?
L’exposition excessive des acquis masque souvent un manque d’expérience véritable, ou une certaine insécurité quant à sa capacité réelle à accompagner et à encadrer. Avoir les meilleurs diplômes et les outils les plus sophistiqués ne garantit en rien la qualité, le professionnalisme ou l’impact d’un expert, quel que soit son domaine. C’est votre présence, votre intégrité et votre essence qui feront la vraie différence.
2. Se Développer Personnellement en Continu
C’est un écueil malheureusement courant : certains coachs, thérapeutes, leaders ou entrepreneurs négligent leur propre travail personnel. Sans cette introspection essentielle, ils risquent de projeter leurs propres défis et limitations sur leurs clients, ou de transférer leurs propres doutes.
Cette absence de développement personnel devient alors une véritable entrave. Non seulement elle limite leur propre croissance, mais elle peut aussi freiner le développement de leur activité et, paradoxalement, se transformer en un poids, voire un problème, pour les personnes qu’ils sont censés accompagner ou guider. Pour être un phare pour les autres, il est impératif d’éclairer d’abord son propre chemin.
3. S’Auto-Évaluer : Le Moteur de l’Amélioration Continue et de la Motivation
La capacité à se remettre en question est une qualité inestimable. Après chaque interaction, chaque décision, chaque journée, poser des questions fondamentales : « Ai-je été un bon coach / leader aujourd’hui ? Qu’est-ce que j’aurais pu faire de mieux ? Comment puis-je m’améliorer la prochaine fois ? »
Face aux défis de la vie, notre réflexe naturel est souvent de chercher le « COMMENT FAIRE » pour nous sortir d’une situation. Pourtant, la question du « COMMENT ÊTRE » est bien plus rarement posée, et c’est là que réside une puissance insoupçonnée. Nous sommes experts en « To-Do Lists » pour remplir nos journées, mais combien d’entre nous ont une « To-Be List » ?
C’est là qu’intervient un rituel simple qui a littéralement transformé ma vie et m’a apporté une sérénité incroyable. Ce rituel m’aide grandement à aligner mes actions avec mes objectifs et à donner une direction claire à mes journées. Chaque matin, avant même d’emmener mon fils à l’école, je prends un moment pour répondre à ces quelques questions qui préparent ma journée et orientent mon intention :
- Quel genre de personne j’ai envie d’être aujourd’hui, et pour quelle raison je le choisis ?
- Comment ai-je envie de me sentir aujourd’hui ?
- Qu’est-ce que je veux ressentir lorsque je poserais ma tête sur mon oreiller ce soir ?
Ces questions peuvent sembler anodines, voire inhabituelles, mais leur impact est colossal. Elles sont au cœur de ce que l’on appelle l’intentionnalité.
En orientant délibérément notre esprit vers ce que nous désirons être et ressentir, nous alignons nos pensées et nos actions sur nos objectifs les plus profonds. C’est précisément ce puissant concept que le Dr. Wayne Dyer explore en profondeur dans son œuvre « Le Pouvoir de l’Intention« , un livre qui a eu un impact majeur sur ma vision du coaching et du développement personnel.
Si vous souhaitez approfondir la manière dont l’intention peut transformer votre réalité, je vous invite à découvrir mon résumé détaillé du livre : Le pouvoir de l’intention de Wayne Dyer. Résumé du livre.
Avec le temps, j’ai appris l’importance vitale de me focaliser sur l’essentiel et, surtout, de le décider consciemment. Que ce soit en termes de savoir-faire ou, plus encore, de savoir-être, la facilité est souvent de ne jamais se concentrer sur ce qui compte vraiment. C’est en choisissant d’être, chaque jour, que l’on construit une pratique puissante et une vie intentionnelle.
Les Douze Postures Essentielles du Coach et du Leader Éclairé
Lorsqu’on évoque la posture, nous parlons inévitablement du savoir-être. Et je suis certain que vous partagez cette conviction profonde : nous ne sommes pas des « Faire Humains », mais bien des « Êtres Humains ». Cette vérité universelle s’applique à chaque profession, à chaque rôle que nous incarnons.
Il y a un élément important que je retiens de ma formation de coach personnel et professionnel en neurosciences motivationnelles. C’est ceci :
L’état dans lequel je me trouve, l’état que je choisis d’incarner et les intentions claires que je définis, ont un pouvoir immense. Ils déterminent, orientent et structurent l’intégralité de ma neurologie, élevant ainsi mon niveau de conscience. C’est cette alchimie interne qui va me soutenir, tout au long de ma journée, dans la concrétisation de ce qui est véritablement important pour moi.
Il est vrai qu’incarner pleinement les douze postures que je vais vous décrire peut prendre des années de pratique pour un coach, un manager ou un leader. Je vous les transmets aujourd’hui comme une boussole, pour vous aider à identifier celles qui résonnent le plus en vous et à entamer votre propre chemin d’intégration. Commençons sans plus attendre par la première, et non des moindres.
1. Adopter une Posture Horizontale : Rompre avec la Hiérarchie
C’est un principe fondamental. Pour un coach ou un leader, il est impératif de sortir de la position « parent-enfant », de la posture du « Moi je sais, moi je suis meilleur, toi tu écoutes ». Oubliez le rôle de « Je suis le coach, tu es la personne coachée ».
Ici, l’accompagnant se doit d’être dans une communication et une position horizontale. On parle souvent de « position basse » : une approche respectueuse, empreinte d’empathie et de compassion. C’est une relation d’égal à égal, d’adulte à adulte. Les meilleurs professionnels de l’accompagnement, qu’il s’agisse d’orthophonistes avec des enfants ou de managers avec leurs équipes, adoptent cette posture, et les résultats sont éloquents.
Quelle meilleure façon de communiquer avec l’autre que de le considérer comme un pair, plutôt que de l’infantiliser ?
Prendre une posture haute et non d’égal à égal mène invariablement à deux conséquences indésirables chez l’autre : il peut devenir un enfant soumis (passif, dépendant) ou un enfant rebelle (résistant, en opposition). Ni l’un ni l’autre n’est propice à la croissance et à l’autonomie.
Donc, si je devais vous donner une première et précieuse astuce : fuyez les coachs ou leaders qui adoptent une position de supériorité, qui vous font vous sentir petit. Car à leurs côtés, vous ne pourrez pas véritablement grandir.
2. Se Positionner en Non-Expert : L’Humilité comme Force
Cette posture rejoint la précédente dans son essence. Si le coach ou le manager se place comme celui qui détient toutes les réponses, celui qui sait tout, laissant entendre que le coaché ne sait rien, quels sentiments cela va-t-il générer chez l’autre, selon vous ?
Vous êtes-vous déjà senti rabaissé par un parent, un manager, un employeur, ou même un collègue, un conjoint ? Pensez aussi à ces stratégies marketing culpabilisantes et agressives, dénuées de compassion, qui vous font sentir « mauvais parent » ou « insuffisant ». Le monde du développement personnel, paradoxalement, peut parfois verser dans l’hyper-culpabilisation : « toujours être meilleur, toujours être plus, toujours tout réussir ou ne rien rater »… Wouah ! Rien de mieux pour alimenter la pression, l’anxiété, voire la dépression ! C’est aussi pour cette raison que je privilégie le « dépouillement personnel » pour revenir à l’essentiel.
Un coach d’exception, un thérapeute bienveillant, un manager éclairé, un leader authentique ne doit jamais adopter cette posture d’expert omniscient. Cela dessert profondément ceux qu’il accompagne, encadre ou sert.
La prétention et l’arrogance sont des postures qui, inévitablement, génèrent un sentiment d’infériorité chez l’autre. Rappelez-vous : seul l’ego a besoin de se justifier, de crier sa valeur, son positionnement ou ses résultats. La véritable force de l’Âme se manifeste par le silence, par une présence sereine et une empathie profonde. Toute gesticulation est futile et ne démontre rien, sinon sa propre futilité.
Malheureusement, le monde est rempli de personnes enfermées dans l’ego, dans le paraître, et dans des postures de pouvoir ou de « sachant ». Ce ne sont absolument pas les postures d’un bon coach ou d’un bon leader. Je crois sincèrement que ces comportements trahissent souvent une souffrance sous-jacente, un déni ou une tristesse profonde et ignorée.
3. Être Honnête et Authentique Envers Soi-même D’abord
La base de toute transformation réussie réside dans l’honnêteté et l’authenticité envers soi-même.
En tant que coach, la question fondamentale est :
- Prétendez-vous être quelqu’un que vous n’êtes pas en réalité ?
- Cherchez-vous à aider les autres sur des thèmes ou des aspects que vous n’avez pas encore travaillés, explorés ou intégrés vous-même ?
Il n’est absolument pas demandé au coach d’être parfait. Nul ne l’est. Cependant, la grande majorité des très grands coachs et des leaders inspirants ont initié ou sont activement engagés dans cette démarche de travail personnel. Ils le font dans le but de se développer, de grandir, de se perfectionner, de comprendre des choses essentielles sur eux-mêmes, et ainsi de pouvoir aider les autres de la manière la plus juste et la plus efficace qui soit.

CONNAIS-TOI TOI-MÊME
– Socrate –
4. S’Auto-Évaluer et S’Auto-Coacher : L’Indispensable Recul
Combien de coachs enchaînent les séances sans jamais prendre le recul nécessaire pour s’évaluer ? Se demander : « Sur une échelle de 1 à 10, à quel point ai-je été ‘bon’ dans ma pratique aujourd’hui ? »
Lorsque j’anime des cours universitaires en management du changement, performance ou marketing, j’ai une habitude précieuse : à la fin de chaque session, je demande aux étudiants ce qui a été positif et ce que je peux améliorer. Cela rend le cours plus stimulant, intéressant et compréhensible. Les étudiants apprécient énormément d’être ainsi pris en considération. Ensuite, je procède à ma propre auto-évaluation sur différentes compétences et postures. Ce rituel me permet de me recentrer, de poser des actions concrètes et de servir encore mieux mon public.
Vous connaissez tous le principe de l’auto-évaluation, notamment utilisé dans les hôpitaux pour évaluer le degré de douleur. Les neurosciences ont d’ailleurs fait deux découvertes fascinantes à ce sujet :
- Lorsque nous sommes capables d’évaluer notre douleur, celle-ci diminue, car nous reprenons notre pouvoir sur elle.
- Une évaluation crée une représentation mentale claire de la situation. Cela apporte de la clarté, nous permettant de visualiser notre situation par rapport à un référentiel interne.
Dans le cadre de la relation de coaching que j’établis dès le début (tout comme en formation), je précise systématiquement deux points essentiels :
- Je demande à la personne quelles sont, pour elle, les qualités d’un bon coach ou d’un bon formateur.
- Je précise que je demanderai régulièrement ce que je peux faire, à mon niveau, pour être un coach / formateur / manager encore meilleur.
- J’invite également à me faire part régulièrement du genre de coach dont ils ont besoin pour eux.
Je suis convaincu que quiconque est véritablement « Badass » possède l’humilité nécessaire pour intégrer cette logique d’auto-évaluation et d’auto-coaching dans tous les aspects de sa vie. C’est la marque des grands.
5. Être un Leader et Coach Empathique, mais Lucide
Ici, la nuance est cruciale : être empathique, mais pas sympathique. Être indulgent, mais pas complaisant.
Ce que je veux dire, c’est qu’un coach ou un leader n’est pas là pour être votre « ami-ami ». Si vous cherchez une tape sur l’épaule et les conseils d’un ami, le coaching, dans sa forme la plus transformative, n’est pas fait pour vous. Cela peut paraître rude, mais c’est une vérité fondamentale. Bien sûr, la compassion et l’empathie sont des piliers omniprésents de l’accompagnement.
Cependant, tomber excessivement dans la sympathie mène souvent à la complaisance et à l’incapacité de dire les choses nécessaires, de recadrer lorsque c’est indispensable. Très souvent, cette posture de « gentil » masque la peur du rejet, le désir ardent d’être aimé et accepté de tous. Comme je le dis fréquemment : « Je ne suis pas là pour te dire ce que tu veux entendre. Je te dirai ce que tu as besoin d’entendre, ce que nul autre n’ose te dire. » Les règles de savoir-vivre nous empêchent bien trop souvent de prononcer ce qui devrait être dit.
En entreprise, les collaborateurs souffrent bien plus sous la direction de managers qui n’osent pas s’exprimer, qui minimisent à outrance, qui sont excessivement tolérants et arrangeants, que sous celle de managers qui recadrent peut-être un peu trop. Dire les choses n’est pas uniquement pour le bien de l’autre ; c’est aussi pour notre propre intégrité. Vous allez comprendre pourquoi :
« Si je renonce à éclairer chez l’autre ce que je dois lui dire, je refuse par la même occasion d’éclairer chez moi, ce qui appelle à être vu. »
Tout métier d’accompagnement est une élévation mutuelle. Dire les choses jusqu’au bout, c’est aider l’autre à progresser, mais c’est également se permettre de grandir soi-même. C’est un acte d’amour profond. Cela demande énormément d’empathie, de compassion et de courage. L’amour, tout comme la psychologie positive, est souvent perçu à tort comme quelque chose de « mou », de permissif. On pense à tort que l’amour inconditionnel rime avec des postures débonnaires et béates. C’est tout le contraire.
Il y a parfois beaucoup plus d’amour et de bienveillance chez un être qui cadre fermement et semble rigoureux, que chez un être très permissif qui arrondit constamment les angles. Le vrai amour vise la croissance, même si le chemin est parfois inconfortable.
6. Être à l’Écoute de Ce Qui Se Passe en Soi : La Puissance de l’Ici et Maintenant
« Être présent », ce n’est pas une question de temps, mais un état d’Être à part entière. C’est une posture fondamentale du coach et du leader. La notion d' »instant présent » peut parfois être trompeuse, car elle suggère une contrainte temporelle. Or, l’essence est tout autre : il s’agit d’un état de pleine conscience, d’une profonde connexion à soi et à ce qui est.
Êtes-vous réellement capable d’être pleinement présent à l’autre ? Ou le coach est-il omnibulé par sa séance, se demandant constamment quel outil utiliser, à quel moment, et s’il sera efficace ? On ne peut être véritablement présent à l’autre et, en même temps, être perdu dans ses propres pensées.
Personnellement, j’aime coacher ce que j’appelle « à l’état pur » : de cœur à cœur, d’âme à âme. Sans outils préconçus, sans artifice, sans préparation figée, sans « couteau suisse » dans ma poche au cas où. Je suis convaincu que mon accompagnement est incroyablement plus puissant et transformationnel lorsque je me rends totalement disponible à l’autre, en m’abandonnant pleinement à l’instant. C’est dans cet état de fluidité que je peux le mieux aider et catalyser des transformations profondes. C’est ma manière d’opérer, et elle est pour moi synonyme d’efficacité.
Cette posture exige une habileté profonde à être présent à soi-même et à son écoute intérieure. Être présent à soi, ce n’est pas se noyer dans le flot de ses pensées. C’est s’aligner sur la fréquence de cette impalpable et infinie Présence qui réside en nous. Et, par ricochet, sur celle de l’autre. C’est être profondément conscient que nous sommes cette Présence, la conscience elle-même.
Imaginez un lac majestueux et limpide dans les vastes contrées du Canada, abritant une flore sous-marine d’une beauté époustouflante. Il est uniquement possible d’apercevoir clairement le fond de ce lac, avec toutes ses merveilles, lorsque sa surface est parfaitement calme. Lorsqu’il n’y a ni vagues, ni remous. Il en va de même pour notre esprit : la clarté et la connexion émergent de l’immobilité intérieure.

7. Bannir les Transferts et Projections : Cultiver la Neutralité Bienveillante
De nombreux coachs, et c’est tout aussi vrai pour tout individu occupant un poste à responsabilité (manager, dirigeant) impliquant l’accompagnement ou l’encadrement d’équipes, peuvent facilement tomber dans les pièges du transfert ou de la projection.
Le transfert survient lorsqu’il y a une réactivation de schémas affectifs inconscients chez le coach. Par exemple, si une personne coachée vous confie une rupture amoureuse ou un conflit hiérarchique, et qu’au lieu de la guider vers ses propres solutions, vous commencez à parler de votre propre expérience pour la conseiller. C’est une des pires erreurs qu’un leader ou un coach puisse commettre. En limitant la personne à notre propre vécu, nous l’empêchons de faire ses propres expériences, de tirer ses propres conclusions et de trouver ses propres solutions uniques. Les choix du coaché seront alors influencés par le rapport affectif et non par ses véritables besoins, limitant ainsi sa croissance à court et long terme.
La projection, quant à elle, se produit lorsque j’attribue à l’autre (client ou équipe) mes propres systèmes de pensées, de croyances et d’émotions. Le manager, le coach ou le dirigeant n’accompagne plus seulement la personne, mais aussi une partie de lui-même. Cela peut conduire inconsciemment à un jeu de manipulation, car il voudra entendre et voir ce qu’il désire, et non ce qui est réellement important pour l’autre, pour l’équipe ou pour l’entreprise.
Pour prévenir ces écueils, des outils essentiels sont à maîtriser : le questionnement ouvert, la reformulation empathique, et le recadrage constructif. Éviter d’être en résonance émotionnelle avec le problème de l’autre tout en restant dans une profonde empathie sont les clés pour maintenir une neutralité bienveillante indispensable à un accompagnement juste et efficace.
8. Cultiver une Foi Inébranlable en l’Autre
J’avais initialement pensé à « Croire inconditionnellement en son client ou en son équipe », mais cela va bien au-delà de la simple croyance. Une croyance, par définition, a un commencement et une fin, comme la croyance au Père Noël. Une croyance peut être influencée et ébranlée par de nombreux facteurs externes.
Ce que je décris ici, c’est une Foi inébranlable. Une certitude profonde et ancrée. Cela se manifeste lorsque mes enfants savent, sans l’ombre d’un doute, que je suis intimement persuadé de leur capacité à vivre la vie qu’ils méritent et qu’ils désirent, qu’ils possèdent toutes les ressources nécessaires en eux.
Imaginez l’impact : lorsque vous savez que vos parents, votre partenaire, votre manager, vos collègues ou votre coach croient fermement en votre réussite. Lorsque, à travers leur présence, leur regard sur vous, ils sont vos premiers et plus grands supporters, cela vous donne un élan incroyable. Cela vous aide à croire en vous-même, et permet aussi d’augmenter la confiance en soi
À l’inverse, imaginez un coach qui doute de votre succès ? Des parents qui ne croient pas en vous ? Un manager qui vous sous-estime, ou un coach qui ne vous valide pas tel que vous êtes ? Il devient alors extrêmement difficile d’affronter les défis qui se présentent. Ne le pensez-vous pas ? Cette validation inconditionnelle de l’autre, cette foi en son potentiel, est une posture essentielle et transformative dans la vie et dans l’accompagnement.
9. Se Libérer de Ses « Vieilles Valises » : Le Travail Intérieur Continu
Ce point est d’une simplicité désarmante, mais d’une complexité profonde. Il implique un travail approfondi et constant sur soi-même. Quel que soit le métier, et plus particulièrement lorsque nous sommes au service de l’autre, il est vital de se rappeler qu’il ne s’agit pas de soi, mais de l’autre.
De même, il est difficile d’être performant et juste dans sa pratique lorsque règne le chaos dans notre propre « arrière-scène » personnelle. On ne peut dissocier sa vie personnelle de sa vie professionnelle ; l’une impacte inévitablement l’autre. C’est une réalité que j’observe très souvent.
Nul n’est à l’abri d’une dispute avec un proche, d’un coup de fil stressant ou d’une rencontre avec le client le plus exigeant du monde ! Pour beaucoup, ces facteurs externes viennent impacter notre état interne et, par voie de conséquence, influencent nos comportements, nos décisions et la qualité de notre pratique.
Il est nécessaire, à mon sens, d’avoir des rituels solides qui soutiennent notre hygiène de vie et notre équilibre intérieur. Par exemple, avant et après chaque accompagnement, je pose des intentions claires, je me vide l’esprit et me mets dans un état émotionnel stable, en utilisant un peu de cohérence cardiaque si besoin. Je pratique également un court soin énergétique pour me remettre dans une énergie positive élevée. Lorsque je sais que je vais travailler sur la même tâche pendant plusieurs heures, je m’assure de faire une coupure toutes les heures, peu importe mon avancement. Je vais dans mon jardin m’aérer, je fais quelques exercices de Qi Gong, un peu de respiration. Je repose une intention. Et me voilà paré pour la suite.
Ces moments de recentrage et de rééquilibrage peuvent être appliqués à de multiples occasions : après sa journée de travail (juste avant de rentrer à la maison), avant ou après un meeting important. L’essentiel est d’avoir l’esprit tranquille et clair avant tout événement important. C’est une clé pour la performance et la sérénité.

10. L’Ancrage dans l’Instant Présent : Une Discipline Essentielle
Cette posture rejoint et complète les principes d’écoute de soi et de libération des charges. Lorsque l’on porte des responsabilités, il est impératif de cultiver une capacité à être pleinement dans l’instant présent. Cela exige une discipline, des outils et des tactiques pour revenir « ici et maintenant » et ne pas se laisser submerger par les aléas de la vie ou les pensées parasites.
Imaginez un chirurgien qui, après une dispute personnelle, emploie des méthodes spécifiques pour mettre ses préoccupations de côté, afin d’être entièrement focalisé sur son patient et l’acte qu’il réalise. C’est cette même exigence qui s’applique au coach et au leader. Votre présence totale est la condition sine qua non d’un accompagnement impactant.
11. Maîtriser l’Art du Questionnement : Redonner le Pouvoir
La logique d’un bon coach et d’un accompagnant de qualité réside dans sa capacité à poser les bonnes questions, au bon moment. Il s’agit de formuler des questions intelligentes qui redonnent du pouvoir à l’autre, qui permettent d’approfondir la réflexion, et de mettre les situations en perspective. C’est l’art de poser des questions que la personne ne s’est jamais posées elle-même, ou qu’elle n’a jamais pris le temps d’explorer.
En coaching (et j’utilise également cette approche avec mes étudiants), il y a un moment particulièrement révélateur : le silence qui suit une question. C’est un silence fertile, où l’on sent que le cerveau travaille, comme s’il cherchait un chemin d’accès inédit pour construire une réponse. C’est dans ces moments que l’on parvient à amener le coaché, les membres de notre équipe, ou toute autre personne, à prendre véritablement conscience de ce qu’ils vivent. Poser des questions responsabilisantes et constructives est une compétence clé. C’est un art et une véritable discipline que de savoir jongler avec les questions pour déverrouiller le potentiel de l’autre.
12. Incarner la Posture Unique du Coach
Être un coach, c’est avant tout incarner une posture spécifique. Bien qu’un coach puisse porter plusieurs casquettes et que l’accompagnement soit souvent thérapeutique ou très formateur, il est crucial de rappeler que :
- Le coach n’est pas un thérapeute, même si le processus peut avoir des effets thérapeutiques.
- Le coach n’est pas un formateur, même si le coaching est très enrichissant et formateur.
- Le coach n’est pas un conseiller.
Son rôle fondamental est de faire émerger chez l’autre les propres solutions, en s’appuyant sur les ressources et le potentiel intrinsèque de la personne. Nous le constatons souvent : que ce soit dans les cabinets de conseil ou lorsqu’un manager tente d’apporter des solutions toutes faites, seuls 20% des conseils externes sont réellement appliqués. Pourquoi ? Simplement parce qu’ils viennent de l’extérieur, ne sont pas enracinés dans l’expérience et la conviction de l’individu.
Le coach, tout comme le manager-coach, possède une posture vraiment unique et distinctive, axée sur l’autonomisation et la découverte intérieure.
Et vous, quelle posture résonne le plus en vous ?
Maintenant que nous avons exploré ensemble ces douze postures essentielles, je suis curieux de connaître votre perspective. Dites-moi en commentaires, s’il y avait une posture qui vous marque plus que les autres, laquelle vous semble la plus importante ou la plus difficile à maîtriser ? Votre partage enrichira notre communauté !
Si cet article vous a éclairé et inspiré, n’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux préférés et à en discuter autour de vous.
Votre Exercice de Coaching pour un Leadership Renforcé
Pour celles et ceux qui souhaitent augmenter leur leadership et leur posture de coach dès maintenant, voici un petit exercice concret en 2 étapes que je vous invite à réaliser :
- Auto-évaluez-vous sur chacune des douze postures. Sur une échelle de 1 à 10 (où 1 signifie « j’incarne très faiblement cette posture » et 10 « elle est parfaitement naturelle chez moi »), attribuez une note à chaque posture.
- Choisissez ensuite la posture qui vous semble la plus facile et la plus motivante à faire évoluer. Demandez-vous : quelles sont les 3 actions concrètes qui me permettraient de passer à la note supérieure pour cette posture ? Parmi ces 3 actions, laquelle me paraît la plus simple à mettre en place et sur laquelle je vais m’engager dès maintenant ?
Ensuite, passez à l’action. C’est en incarnant que la transformation opère.
Votre ami et coach de Saint Etienne, Pascal Provot





0 commentaires